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- DRAFT : Empires de songe : mondes rêvés et univers de poche Dans la série Isabelle, l’album Un Empire de dix arpents est dédié à une île volante, un ancien village russe arraché à la terre par un magicien, et dérivant depuis parmi les nuages1 . Si ce sort est inhabituel, non moins étonnante est son appellation d’empire : dix arpents correspondent à 640 ou 700 mètres de long (selon qu’on prend pour mesure de départ les perches ordinaires ou les perches d’argent). Ce titre s’avère oxymorique : il est absurde d’appeler empire un si petit espace. Mais par rapport au monde réaliste, n’importe quel lieu magique, si minuscule soit-il, acquiert un statut spécial qui justifie les titres les plus mirobolants. Dans l’imaginaire, les empires et autres royaumes peuvent pulluler librement : n’existant que virtuellement, ils n’encombreront jamais le réel et seules l’écriture et la lecture susciteront leur apparition. C’est comme si, l’imaginaire étant inépuisable, il n’était pas nécessaire en plus d’imaginer de grands espaces. C’est justement à la fois sur cette contradiction entre la taille des mondes imaginaires et leur statut de monde complet, et sur les limites délibérées imposées à l’imaginaire, que cet article entend se focaliser. Dans certains récits, ces mondes, censés être des univers égaux au nôtre, n’ont en fait qu’une taille très restreinte. Il est possible alors de les rapprocher d’autres types d’univers fictifs, de certains mondes rêvés, qui paradoxalement se révèlent aussi très limités, alors que le rêve peut ouvrir des espaces potentiellement infinis. Ces univers de poche (« pocket universes »), poches annexées à un univers primaire, semblent surtout apparaître dans des cycles de fantasy (high fantasy, dark fantasy ou science fantasy). Ils se retrouvent aussi en bande dessinée ou dans les mondes virtuels du cinéma de science-fiction. Quelles sont les explications données pour justifier leur taille, comment leur espace est-il construit, et quel rôle joue cet espace dans la fiction et dans le récit ? Des mondes miniatures Plusieurs mondes de fantasy semblent ne tenir que dans des limites très restreintes. Il s’agit de mondes parallèles qui sont de « tout petits mondes » dont on a vite fait le tour, à l’instar du monde universitaire dépeint par David Lodge dans Small World. À l’origine, ils semblent s’inspirer des royaumes de contes de fées : indéfinis et laissés dans une indétermination brumeuse, ils sont peu à peu précisés et détaillés. Des auteurs comme William Morris, George MacDonald ou Lord Dunsany reprennent ces mondes merveilleux en les décrivant, apportant de ce fait un peu plus de détails géographiques ou politiques. Dans le genre de la dark fantasy, H. P. Lovecraft, dans les années 1930, prend leur suite avec des narrateurs qui explorent dans leurs rêves des mondes merveilleux (« Hypnos », « Celephaïs », « La Quête onirique de Kadath l’Inconnue »2 ), de véritables « contrées du rêve » : Kadatheron, Olathoé, Sarnath… Ce sont aussi des mondes complets à traverser, avec leurs mers, leur lune, leurs chaînes de montage. Ces vallées et ces villes imaginaires ne semblent former qu’un cadre à la rêverie poétique, prétextes à susciter la terreur ou le sublime. Une disciple de Lovecraft, Catherine L. Moore, fait entrer son héroïne Jirel de Joiry dans des mondes parallèles. Elle découvre le deuxième d’entre eux, « Le Ténébreux Pays »3 , parce que son souverain, Pav de Romne, l’y entraîne pour en faire sa reine. Décrit comme clos et environné de ténèbres, « tout ce pays avait un aspect curieusement limité » (p. 87). Jirel ressent presque de la claustrophobie à le contempler. Pav lui explique que son pays a été construit par magie : « Les distances se mesurent ici en termes différents de ceux que vous connaissez. L’espace et la matière sont subordonnés au pouvoir de l’esprit » (p. 104-105). Elle découvre que la vision de Romne est une illusion, que Pav et son pays ne font qu’un, et se réduisent aux Ténèbres. Romne semble ainsi infiniment extensible : réduit en tant qu’espace géographique, illimité en tant qu’abstraction, vaste champ de ténèbres, mais aussi spatialisé sous la métaphore de l’entité Pav, dont le corps est le territoire. Dans les années 1950, C. S. Lewis met au point tout un système de multivers. Dans Le Neveu du magicien (1955) un magicien envoie, à l’aide d’anneaux magiques, les enfants Polly et Digory dans le « bois-d’entre-les-mondes ». Les enfants émergent d’une mare qui ne les mouille pas, une mare nombreux univers laisseraient des possibilités narratives en suspens, trop difficiles à saisir dans les limites du récit. Au cinéma, Le Congrès et The Zero Theorem donnent des visions antagonistes du monde virtuel. Étouffant et artificiel sous sa splendeur et sa richesse dans le film d’Ari Folman, il ne vaut en définitive pas mieux que le terne monde réel peuplé de pauvres en haillons. Dans le film de Terry Gilliam, la plage reflète le rêve de l’autosuffisance et le renfermement idéalisé sur le bonheur du couple, loin des préoccupations extérieures, échappée intérieure d’autant plus prégnante que Qohen Leth est hanté par un cauchemar où un trou noir aspire l’univers. Dans une seule nouvelle, comme dans le cas du « Ténébreux Pays » de C. L. Moore, il n’est pas possible d’explorer un pays entier, et encore moins un monde ou plusieurs. La construction fragmentaire typique des nouvelles de Lovecraft qui relèvent de l’ensemble du rêve explique assez ce resserrement spatial, même si elle n’empêche pas les voyages au long cours dans « La Quête onirique de Kadath l’Inconnue », où le narrateur traverse même l’espace pour aller sur la lune. Inversement, le cycle de P. J. Farmer, sur six romans, pourrait visiter plus de mondes. Mais, centré sur un nombre limité de personnages, il les suit là où leurs quêtes diverses les retiennent. Pour les chroniques de C. S. Lewis, l’intérêt repose justement sur le retour de personnages qui se relaient peu à peu, dans le même monde magique qui forme l’unité du cycle. C’est le même ressort qui anime la trilogie de Lev Grossman, centré sur Quentin Coldwater et son petit groupe d’amis. Si les chroniques de Narnia parviennent à tenir sur sept volumes, c’est qu’elles couvrent plusieurs années, et se répartissent sur deux millénaires et demi dans le monde de Narnia8 . Lord Démon de Zelazny et Lindskold suit son personnage principal, quelles que soient ses mésaventures, mais donne des aperçus d’autres mondes parallèles, comme par exemple sur le Plan des Cintres ou sur la dimension des chaussettes perdues. Cependant, par opposition avec d’autres cycles de fantasy qui multiplient les royaumes ou les mondes à parcourir, ces fictions semblent vouloir insister sur leur petite taille, parfois mise au carré lorsque les mondes sont miniatures, sursignifiée par la clôture de l’action à l’intérieur des frontières d’un seul pays. Comme si ces fictions voulaient attirer l’attention sur l’unité de lieu et sur leur économie de moyens. De fait, même dans un univers immense, il serait déjà matériellement impossible à des personnages de les arpenter, à moins qu’ils soient immortels. C’est en fait le cas dans la Saga des hommes-dieux de Farmer et dans le roman de Zelazny et Lindskold, mais ce choix reste limité entre les bornes d’un segment temporel de leur vie. Les aventures de personnages immortels dans des mondes infinis seraient de toute façon elles-mêmes limitées au bout du compte par les capacités de lecteurs qui ne bénéficient pas de leur immortalité. De plus, de telles aventures deviendraient vite répétitives et ennuyeuses. Or, de même que le principe cosmologique d’Einstein postule l’homogénéité de l’univers, si immense soit-il, on peut postuler qu’une seule petite partie d’un univers est assez représentative de l’ensemble. L’astrophysicien Brian Greene explique ce principe à l’aide d’une comparaison simple : Imaginons notre thé du matin. En le regardant à toute petite échelle, nous verrions beaucoup d’inhomogénéités. Des molécules d’H2O par-ci, de l’espace vide par-là, des molécules de polyphénol et de tanin ici, encore de l’espace vide là, et ainsi de suite. Mais à l’œil nu, c’est-à-dire à l’échelle macroscopique, notre thé n’est qu’un breuvage uniforme. Einstein voyait l’univers comme une tasse de thé9 . Ainsi, une portion suffit pour représenter un autre monde entier. Un exemple frappant de recours à cette méthode de représentation variée dans une portion réduite se trouve dans Peter Pan (Peter and Wendy, 1911) de James M. Barrie. Neverland y est déjà un monde clos et de petite taille : il se compose d’une île. Mais elle renferme les éléments variés du monde de l’aventure et de l’imaginaire : la maison sous terre des garçons perdus, la lagune aux sirènes, le bateau pirate, le territoire de la tribu Piccaninny… Le même souci de diversifier les éléments d’un monde restreint apparaît également dans la Saga des hommes-dieux : chaque plate-forme continentale posée l’une sur l’autre est habitée par des peuples différents, qui correspondent à une culture particulière inspirée des civilisations et mythes de la Terre. Le plus large continent, situé sur les bords, Okéanos, est un cadre édénique où vivent des créatures de la mythologie grecque. Le suivant, plus haut, Amérind, est peuplé par des tribus amérindiennes. Dracheland est un monde de croisés et de chevaliers teutoniques, puis Atlantis, une jungle qui couvre le monolithe Doozvillnavava, le monde ayant été ravagé par le Jadawin pour punir la tentative du Rhadamante de conquérir le monolithe supérieur réservé au seigneur. Dans le cadre de quelques pages ou de quelques volumes, la nécessité de créer ou d’explorer un grand nombre de mondes ou un univers infini non seulement ne se fait pas sentir, elle est de plus battue en brèche par l’impossible inflation encyclopédique10 qu’elle suppose et par son inanité narrative. En mettant l’accent sur leur efficacité narrative, ces mondes restreints attirent aussi l’attention sur leur propre rôle dans le récit, leur soumission aux besoins de la fiction et leur statut de création. Les petits mondes comme reflets de l’écriture En fait, tout donne l’impression que les mondes suivent les nécessités du récit, et n’existent qu’en fonction de leur utilité. Ils servent de cadres à la pure aventure épique (notamment dans la Saga des hommes-dieux), d’espaces propres à susciter l’émerveillement ou à satisfaire le besoin d’évasion. Au cinéma, ceci est particulièrement évident dans Le Congrès, où le passage dans l’animation représente aussi le saut dans la fiction. Dans The Zero Theorem, l’accès au monde virtuel se fait par connexion sur un site de rencontres et immersion dans un cadre forcément factice. Les différents lieux de Narnia ou de Fillory sont les étapes de quêtes qui marquent les repères des victoires ou des découvertes, présentant souvent des éléments à la fonction symbolique évidente. C’est particulièrement vrai à la fin de ces deux cycles. La Dernière Bataille, qui met en scène la mort de Narnia, perdue par l’invasion de barbares imposant le dieu Tash à la place d’Aslan, révèle que ce monde n’est lui-même qu’une ombre (« Shadowland »). Un final mystique emporte les héros du roman dans le monde réel et transcendant dont Narnia n’était en fait jusqu’alors qu’une copie dégradée. On ne saurait mieux dénoncer la nature factice de la fiction. The Magician’s Land détourne de manière irrévérencieuse ce substrat métaphysique, en faisant suivre la destruction inéluctable de Fillory par sa recréation, non par une divinité mais par le héros magicien, un simple mortel, à rebours des conceptions religieuses de C. S. Lewis : « Fillory n’a peut-être pas besoin en ce moment. Je pense que cette ère pourrait bien être une ère sans dieu11. » Ce genre de mise en scène de la création ou de la fin de l’univers de fiction incite particulièrement à une lecture en termes de métaphore de la création. La nécessité de clore un cycle littéraire semble pousser les auteurs à mettre en abyme la fin de l’écriture comme fin du monde créé, dans le cas des Chroniques de Narnia et de la trilogie des magiciens. C’est aussi l’occasion de redonner à la création une source plus humble et immanente, les magiciens doués de tous les pouvoirs, y compris celui de recréer un monde magique, apparaissant irrésistiblement comme des doubles de leurs créateurs écrivains. Par ailleurs, une bibliothèque gigantesque et labyrinthique, dans le monde intermédiaire aux autres mondes (« the Neitherlands »), contient toute l’histoire présente, passée et à venir des différents mondes. Dans la salle réservée à Fillory, les tranches colorées des livres rangés forment une carte. Alors qu’Eliot, leur ami bibliothécaire, leur annonce que le mur est complet et que par conséquent l’histoire de Fillory est achevée, les amis de Quentin remarquent que la carte est incomplète, et que de toute façon il est toujours possible de trouver encore de la place autour, mettant en abyme l’incomplétude du cycle et la possibilité toujours renouvelée d’une suite. Dans « Le Ténébreux Pays », l’identité entre le pays de Romne et son souverain, Pav, ou plutôt l’incarnation du lieu sous forme de personnage, représente le ressort d’un paradoxe sur lequel reposent la fin du récit et le sort de l’héroïne. Forcée par Pav de l’épouser, mais conseillée par une magicienne qui convoite son royaume, Jirel souffle sur la flamme qui donnait à Pav son apparence humaine. En le réduisant à néant, elle le ramène à sa forme de lieu, d’espace, signant par là-même son arrêt de mort : « Ce n’était que par le pouvoir de cette flamme que l’illusion du pays de Romne pouvait se maintenir stable autour de vous. Seule, cette flamme, par sa lumière tangible, pouvait garder à Romne et Pav un semblant de réalité pour vous, ou empêcher le poids des Ténèbres d’écraser votre âme chétive12 […] » Or, c’est en retrouvant ses dimensions d’entité purement spatiale que Romne peut ramener Jirel dans son monde : « Elle fut emportée par des forces si puissantes que leur dimension même l’a sauvée de la destruction, comme un insecte emporté dans une tornade. L’infini était un tourbillon autour d’elle13 […] » Le jeu entre le réel et l’illusion ressemble là encore à une mise en abyme de la fiction, au bon vouloir du créateur dont dépend le sort du personnage. La nature onirique des contrées du rêve dans l’œuvre de Lovecraft vient encore redoubler leur statut de fiction. Le travail sur la langue, les descriptions poétiques et très codifiées, font de ces mondes de purs signifiés sans référents de pures rêveries d’esthète. Ainsi, « Polaris » s’achève sur l’image de l’étoile polaire « semblable à un œil dément qui s’efforcerait de transmettre je ne sais quel message, et qui aurait tout oublié, sauf qu’il avait autrefois un message à transmettre ». Dans « Hypnos », le narrateur possède un ami dont il sculpte des bustes, et qui se révèle un simple double onirique du narrateur. Un monde de fantasy, voué à l’imaginaire par la présence de la magie, qui plus est aussi limité que les cartes qui le représentent, échappe difficilement à la tentation de les lire comme des reflets de la création littéraire qui exhibent leur statut de fiction dans le moment même où elle se clôt. Conclusion Les mondes parallèles font rêver depuis longtemps en littérature de fantasy. En astrophysique, les recherches de cosmologie scientifique sur la nature de l’univers ont abouti à plusieurs théories sur des mondes parallèles et des multi-univers qui excèdent de beaucoup notre imagination14. Au regard de ces propositions de multi-univers innombrables et démesurés, certaines fictions semblent faire pâle figure. Même quand elles datent d’avant ces théories, elles défiaient déjà l’immensité de l’univers en se concentrant sur un monde parallèle modeste, même quand elles postulaient un multivers comme chez Lewis ou Farmer. C’est que ce modèle répond aux exigences du récit, en lui-même fini et trop limité pour accepter trop de contenu dans ses marges. Une telle économie narrative n’empêche pas la diversité et la recherche d’éléments représentatifs d’une richesse propre à un monde total, manifeste chez Barrie ou Farmer. La focalisation sur l’efficacité narrative et l’unité de lieu, l’effet de sobriété par-delà la munificence et la luxuriance des rares décors, soulignent la fiction sous-jacente. Les métaphores, monde qui n’est qu’une ombre portée, bibliothèque totale, doubles fictionnels ou incarnations de la fiction, révèlent toutes la part métafictionnelle de toute fiction. Il semble que les auteurs de ces fictions aient volontairement bridé leur imagination pour proposer des mondes riches mais incomplets, taillés à la mesure des aventures qui s’y déroulent. Mais c’est aussi une manière de mettre en valeur le petit, l’insignifiant au sein d’un monde plus vaste, ou encore de donner à l’univers des dimensions plus humaines et moins intimidantes. Chez Lovecraft et Moore, il s’agit clairement de donner un aperçu de mondes étranges qui peuvent interagir avec le nôtre. Pour C. S. Lewis, Narnia ne semble être que le décor séduisant d’une fable apologétique. Chez Farmer et Zelazny et Lindskold, c’est plutôt le fantasme du monde entièrement créé pour soi, pour son plaisir, avec la ressource de l’immortalité et de quelques autres pouvoirs. Pour Grossman, Fillory est un refuge nostalgique, transmis par la lecture enfantine d’un cycle fictif qui le décrit, c’est aussi le réservoir d’une magie qui manquait à la vie de ses personnages, et sans doute à celle de ses lecteurs. #1 Le labyrinthe des rêves, tome 1 : Le choc des mondes La folie des hommes a ravagé le monde de Lilou et la seule source d’énergie viable est aujourd’hui produite par les rêves. Plus les gens rêvent, plus ils produisent de l’énergie, mieux ils vivent. Mais que faire face à une demande énergétique sans cesse croissante ? Le Centre International de la Recherche sur les Rêves (CIRR) a trouvé la solution : prélever une partie de cette énergie chez les rêveurs d’un Monde parallèle, le monde d’Étienne. Mais cette façon de faire à ses limites. Surtout quand elle met en danger la vie d’un peuple tout entier. Ensemble, Étienne et Lilou tenteront de s’y opposer. Ce sera le choc des Mondes ! #2 Le labyrinthe des rêves Tome 2 – Le monde prison En sauvant les rêveurs de l’autre monde, le scientifique Richard, sa fille Lilou et Étienne sont devenus les ennemis du CIRR. Pendant qu’Étienne, de retour dans son monde, lutte pour sa vie, Richard, lui, doit trouver un endroit où se cacher avec sa famille. Coup de génie : il développe un programme informatique qui permet de voyager physiquement dans un monde virtuel. Mais le CIRR mettra la main sur son invention et les conséquences seront terrifiantes… #3 Le labyrinthe des rêves, Tome 3 : Le grand soulèvement La construction d’Éden nécessite une énergie bien supérieure à celle générée par le monde prison. Pour pallier ce déficit, Marchand n’hésite pas à prendre les grands moyens. Arrestations arbitraires, enlèvements et violence deviennent le lot quotidien du peuple de Lilou. Mais quand la morale ne compte plus, le chaos s’installe, les gens se révoltent, les peuples s’unissent. Vient alors le grand soulèvement. La réalité se manifeste à travers un nombre infini de formes d’existence. La diversité des variantes est la toute première qualité fondamentale de notre monde. Un modèle du monde représente une partie des multiples facettes sous lesquelles la réalité apparaît. Toute approche de nos connaissances est basée sur un aspect que nous avons choisi de la réalité manifestée. Votre choix se réalise toujours dans la réalité. Ce que vous choisissez, vous le recevez. L’espace des variantes est un champ d’information de ce qui a été, ce qui est et ce qui sera. Le champ d’information contient les variations potentielles de tout événement. Une variante est constituée d’un scénario et de son décor. L’espace des variantes peut être divisé en secteurs qui contiennent tous leurs propres variantes. Plus il y a d’espace entre les secteurs, plus il y aura de différences entre les variantes. Les secteurs qui comportent des paramètres à peu près similaires forment une ligne de vie. La réalisation matérielle se déplace dans l’espace comme une masse condensée. Le rayonnement de nos énergies mentales matérialise les variantes potentielles. Chaque organisme apporte sa propre contribution à la création de réalisations matérielles. Quand les paramètres de l’énergie mentale changent, l’organisme se déplace vers une autre ligne de vie. Vous ne pouvez pas changer le scénario d’une variante, mais vous êtes capable d’en choisir une autre. Ne vous battez pas pour le bonheur. Vous pouvez plus simplement choisir une variante que vous aimez. Un balancier est créé par l’énergie des individus qui pensent dans la même direction. Un balancier est une structure informationnelle, basée sur l’énergie. Un balancier fige l’énergie mentale de son adhérent sur sa propre fréquence. Les balanciers se livrent une lutte féroce pour avoir le plus d’adhérents possible. Un balancier destructeur impose à ses adhérents un but qui leur est étranger. Un balancier joue avec les sentiments des individus en les attirant dans ses filets. Si, activement, vous ne voulez pas de quelque chose, celle-ci arrive dans votre vie. Vous libérer d’un balancier signifie le rejeter hors de votre vie. Rejeter quelque chose hors de votre vie ne signifie pas l’éviter, mais l’ignorer. Pour désactiver un balancier, il est nécessaire de détourner le scénario du jeu. Une visualisation positive désactive en douceur un balancier-homme. Vous recevez l’énergie d’un balancier désactivé. Les problèmes se résolvent grâce à l’échec ou la désactivation des balanciers qui les ont initialement créés. Pour solutionner vos problèmes, « mettez-vous en location ». Vous devez trouver vos propres balanciers pour éviter un « état suspendu ». Vous devez prendre l’habitude de vous rappeler de tout cela. Manipulations de la réalité Certains personnages parmi les plus puissants des univers imaginaires peuvent remodeler la réalité au point de créer des réalités parallèles. C’est le cas de la Sorcière Rouge qui crée la réalité de House of M dans laquelle tous les individus ont le souvenir de vies différentes de celles qu’ils avaient vécues dans la réalité où ils sont nés. De plus, de nombreux personnages morts dans la réalité originale, comme Gwen Stacy, étaient vivants dans la réalité de House of M. Franklin Richards a quant à lui combiné son pouvoir de modification de la réalité avec la puissance d’Onslaught pour créer une terre parallèle. Tous les habitants de cet univers parallèle sont des images créées en même temps que cette terre, sauf les héros qui se sont sacrifiés pour détruire Onslaught : ceux-là ont en fait été transportés sur la terre parallèle, même s’ils se souviennent y être nés. Finalement ils parviennent à fabriquer un vaisseau qui les ramène dans leur monde d’origine. Univers de poche « Univers de poche » et « dimension de poche » sont des termes pour désigner un univers qui n’existe pas indépendamment, mais est uniquement un espace créé depuis l’univers principal, et obéissant à ses propres lois. Par exemple les tentes dans Harry Potter sont des univers de poche, car l’espace auquel on accède quand on y entre ne fait pas réellement partie de l’univers d’origine. En effet, l’espace à l’intérieur de la tente est beaucoup plus vaste que l’espace occupé par la tente vue de l’extérieur. Un autre exemple célèbre outre-manche est le TARDIS, apparaissant dans la série de science-fiction Doctor Who. De l’extérieur, le TARDIS a l’apparence et la taille d’une cabine téléphonique mais à l’intérieur c’est un immense labyrinthe contenant des dizaines de pièces et soumis à son propre sens de gravité. Le Docteur explique que cela est possible par « compression des dimensions ». Dans Diablo, le sorcier Horazon a construit un espace baptisé « Sanctuaire des arcanes » ou « de l’Arcane » (selon les traductions) constituant un univers de poche, accessible seulement via des téléporteurs, et où les lois de la géométrie sont différentes de celles du monde réel. Le jeu vidéo montre cette violation de la géométrie en représentant le niveau par des constructions constituant des objets impossibles[8]. Dans le roman La loi du sang, une invitée dans le sanctuaire constate qu’en prenant un escalier, puis un autre dont la trajectoire est telle qu’il fait apparemment revenir au même point (géométriquement : les deux déplacements successifs additionnés donnent un vecteur nul), elle revient devant la même porte, mais la porte donne accès à une autre salle. Demandant à son guide comment cela est possible, celui-ci répond simplement qu’un escalier utile doit mener là où on veut aller. Univers virtuel Un univers virtuel est une version améliorée d’un monde virtuel de jeu vidéo. Les êtres vivants peuvent y être transportés par l’esprit (Matrix) et parfois également le corps (Tron). Ils ressentent physiquement ce qu’ils vivent dans l’univers virtuel. La mort virtuelle, selon les œuvres, tue dans le monde réel (Sword Art Online) ou bannit simplement du monde virtuel (Code Lyoko). Comme les univers de poche, les univers virtuels ne sont pas des univers parallèles à part entière parce qu’ils sont rattachés à un univers réel. Plan astral Le plan astral est un univers dans lequel tout peut être modifié suivant la volonté de ceux qui s’y trouvent. Il n’est accessible qu’aux magiciens ou télépathes, en tout cas à ceux qui peuvent projeter leur esprit hors de leur corps. Même si d’une certaine façon ce qui se déroule sur le plan astral n’est qu’une illusion que les télépathes se projettent mutuellement, les conséquences sont bien réelles : dans l’univers Marvel, il est possible de tuer quelqu’un réellement par un combat sur le plan astral. Dans Phænomen d’Erik L’Homme, une des héroïnes peut voir les doubles astraux des autres, et si son double astral (un chevalier) apprivoise le double astral d’une autre personne (un dragon) cette personne est temporairement guidée par un besoin instinctif de venir en aide à l’héroïne. Le plan astral et le voyage astral sont également étudiés en parapsychologie. Comment notre cerveau produit-il des ondes scalaires ? Le physicien serbe Nicola Tesla (1856-1943) découvre le premier les ondes scalaires en 1899. Il les appelle “énergie radiante” à l’époque. En fait, il s’agit d’ondes porteuses magnétiques qui peuvent transporter des informations modulées, comme les ondes radio hertziennes. Contrairement aux ondes radio, les ondes scalaires peuvent transporter des informations de toute nature sur plusieurs kilomètres, sans perte d’énergie. Les ondes magnétiques scalaires surviennent avec presque tous les processus électromagnétiques et se produisent partout, y compris dans les systèmes biologiques. Les ondes scalaires peuvent transmettre des informations directement dans le corps humain. Cela se produit avec une énergie douce, imperceptible et complètement inoffensive pour le corps. Le cerveau figure parmi les émetteurs d’ondes scalaires. Comment notre cerveau s’y prend alors pour générer ou émettre des ondes scalaires ? Rappelons d’abord quelques propriétés des ondes scalaires Dépourvues de masse, les ondes scalaires se propagent longitudinalement dans une direction et peuvent atteindre plusieurs vitesses de lumière. Une fois partie d’un émetteur (le soleil par exemple), elles traversent la matière (y compris la terre) sans perte d’énergie et peuvent arriver avec une énergie supérieure à celle envoyée. Elles couvrent des distances beaucoup plus rapidement que les ondes hertziennes diffusées. L’astrophysicien d’origine russe, Nicholai Kosyrev, développe dans les années 1940 -1950 des télescopes puissants dont il se sert pour enregistrer l’énergie scalaire des étoiles. Grâce au décalage vu par rapport à leur position dans le visible, il constate que la vitesse de propagation de l’énergie scalaire est infiniment plus rapide que celle de la lumière (c=299 792 458 m / s). Einstein n’avait donc pas raison ! 🙂 [https://s.w.org/images/core/emoji/14.0.0/72×72/1f642.png] Parce qu’elles sont sans masse, les ondes scalaires ne génèrent ni chaleur, ni électrosmog (pollution électromagnétique). En raison de leurs vitesses différentes, les ondes scalaires selon Konstantin Meyl ont des propriétés et des caractéristiques différentes. Lorsque leur propagation se fait à la vitesse de la lumière, elles ont des propriétés de photons. Quand elles sont plus lentes que la vitesse de la lumière, les ondes scalaires ont des propriétés d’ondes de plasma. Et si elles se déplacent plus vite que la lumière, elles ont les caractéristiques des neutrinos Mécanismes de production des ondes scalaires dans le cerveau Le cerveau est, à la fois, un émetteur et un récepteur d’ondes scalaires, selon Thomas Bearden. Le cerveau produit des ondes scalaires par l’entremise de ses hémisphères, quasi-symétriques, droit et gauche. L’hémisphère droit est responsable de la perception, des émotions, de la prise de décision et de l’action. L’hémisphère gauche est le siège du langage, du calcul et de la lecture. Les deux hémisphères cérébraux combinent leurs fonctions pour former un interféromètre scalaire. Ces hémisphères peuvent créer des modèles d’interférence à partir de faisceaux d’interférence qui focalisent l’énergie ou les ondes électromagnétiques à distance. La technologie scalaire utilise les principes d’un interféromètre pour transmettre des informations et de l’énergie à l’espace via des «hyperchannels». Le cortex des deux hémisphères du cerveau humain fonctionne comme un interféromètre scalaire. Une augmentation des fluctuations du niveau de vide se produit dans le cerveau. Cela produit les effets observés dans les systèmes de traitement de l’information du cerveau. Le cortex des deux hémisphères a la capacité de produire des ondes scalaires et des rayons scalaires, qui forment des modèles d’interférence à distance. Les aspects invisibles du fonctionnement scalaire du cerveau sont paranormaux. Selon Bearden, la vision à distance, la télépathie, la clarté, la psychocinèse, etc., tous les phénomènes de la parapsychologie classique s’expliquent par les propriétés des ondes scalaires. Les ondes scalaires opérant dans l’hyperespace ou le vide de l’espace virtuel sont associées au même champ d’activité que la sphère mince ! Le réseau neuro-synaptique du cerveau est idéal pour créer une onde scalaire. Pris ensemble, le cerveau et le système nerveux forment un système résonnant accordé, c’est-à-dire un véritable détecteur / émetteur d’ondes scalaires Comment nous, les humains, générons et transmettons nous-mêmes des ondes scalaires ? La concentration des pensées crée des tensions électromagnétiques dans le cerveau humain. Ces tensions électromagnétiques sont communément appelées « éclairs de pensée » ou « éclairs d’inspiration ». Nous pouvons les rendre visibles à l’aide d’un électroencéphalogramme (EEG). Obtenu à l’issu d’un examen médical dénommé électroencéphalographie. l’électroencéphalogramme est le tracé de l’activité électrique du cerveau. Si l’on agrandissait le cerveau humain à la dimension des nuages météorologiques, les tensions électromagnétiques des « éclairs d’inspiration » correspondraient aux tensions des orages. Les ondes scalaires surviennent toujours pendant les processus électromagnétiques et contrôlent les informations entre les cellules du corps. Avec chaque « flash de pensée » généré par les ondes électromagnétiques, les ondes scalaires apparaissent en même temps. Grâce à la pleine conscience, la concentration et la méditation, une personne formée peut augmenter considérablement l’effet des ondes scalaires. Avec une telle « énergie de foudre », les gens transmettent leurs pensées et leurs sentiments au monde extérieur. Le monde extérieur devient un miroir du monde intérieur ! Notons aussi cette autre observation scientifique passionnante. Le physiologiste italien Giacomo Rizzolatti découvre, dans ses expériences sur les neurones miroirs, un transfert spontané d’informations d’une personne à un animal et le décrit en 2006. Il continue ensuite à observer comment les informations motrices et émotionnelles se transmettent spontanément de personne à personne, de personne à animal ou d’animal à animal. Il s’agit de l’effet des ondes scalaires. Des chercheurs ont découvert que l’échange d’informations dans tous les systèmes vivants se font à l’aide des ondes longitudinales ou ondes scalaires. C’est sur ces fréquences que communiquent nos cellules. Et le principal résonateur de ces cellules n’est rien d’autre que la double hélice de l’ADN. Thérapie aux ondes scalaires Les informations sur les vibrations provenant de moyens homéopathiques, phytothérapeutiques, énergétiques et allopathiques ou même de la musique sont introduites dans le système physique de l’émetteur d’ondes scalaires et du récepteur d’ondes scalaires. Le patient est assis entre l’émetteur et le récepteur. Les ondes scalaires traversent l’organisme de manière inaudible et imperceptible à la vitesse de la lumière. Le corps peut recevoir les informations transmises comme un récepteur radio, comme un « co-récepteur ». Les effets secondaires, la désinformation des agents allopathiques, qui sont liés aux effets chimiques, ne sont pas communiqués. Avec les ondes scalaires, les informations positives des médicaments allopathiques peuvent être introduites dans le corps sans effets secondaires. Si nous utilisons une adresse d’information comme un liquide corporel, le sang ou la salive d’un patient, les ondes scalaires transmettent exactement les informations de vibration spécifiées à ce patient, sans perte d’énergie. La transmission fonctionne également sur de longues distances, sur des centaines et même des milliers de kilomètres. Depuis l’infiniment petit, avec la ronde inlassable des électrons au sein de l’atome, jusqu’à l’infiniment grand, avec la gravitation des planètes autour du soleil, tout n’est que giration, giration perpétuelle et de tout car tous les phénomènes grands et petits présentent le même support : le champ magnétique clos et vibratoire. Ne doutons pas que le concept du champ finira, dans quelques générations, par constituer le phénomène de base, en physique comme en biologie, et qu’il symbolisera, par ses lignes courbes, le problème de la connaissance. L’être humain n’échappe pas à cette règle universelle et, tout comme la cellule animale dont il est formé, constitue, lui aussi, un champ magnétique clos et vibratoire. On est parvenu en biologie, grâce au myographe, à mesurer la vitesse de propagation dans un nerf du courant électrique qui le parcourt et que l’on a pris l’habitude d’appeler l’influx nerveux. Mais l’ensemble du phénomène échappe encore à nos investigations classiques de laboratoire. L’expérimentation médiumnique nous permet de faire un pas en avant dans le domaine en nous révélant que cet influx n’est autre que l’électricité humaine et qu’il se présente sous la forme d’un vaste circuit qui parcourt tout le système nerveux. Il émane de l’encéphale qui, avec ses cellules supérieures et ses neurones, constitue par excellence la centrale électrique, la dynamo du corps humain. Pour mieux situer ce phénomène électromagnétique parmi ceux du même ordre qui régissent le corps, il nous faut, tout d’abord, rappeler que la vie n’est possible que grâce au périsprit qui tapisse le système nerveux de son réseau fluidique. Sans lui, le corps ne serait qu’un amas de chair inerte. Le périsprit, nous l’avons vu, constitue un champ magnétique qui comporte un pôle positif et un pôle négatif reliés entre eux par les lignes de forces habituelles dans tout phénomène d’aimantation. Du fait de cette aimantation, le périsprit est parcouru par un flux électrique induit en circuit fermé. L’intégration du périsprit au corps, lors de la naissance, a pour effet de doter ce dernier des deux pôles dont il vient d’être question. Au niveau de l’épaule droite, nous trouvons le pôle positif ; au niveau de l’épaule gauche, le pôle inverse, c’est-à-dire négatif. Les lignes de force reliant les deux pôles débordent du corps humain comme elles débordent des contours du périsprit. Mais alors que dans le périsprit nous trouvions un courant induit en circuit fermé, ascendant dans la partie positive du champ et descendant dans la partie négative, l’influx nerveux du corps humain tourbillonne en sens contraire. Pour résumer, nous dirons qu’une double cause produit un double effet. D’une part l’aimantation bipolaire du périsprit produit un courant induit dans un sens déterminé, d’autre part l’intégration du périsprit au corps produit un influx réflexe, émanant du système nerveux proprement dit en sens inverse du précédent.Analogie curieuse avec la circulation sanguine artérielle et veineuse, les fluides du corps humain présentent deux coloris distincts : rougeâtre pour l’influx positif de droite, bleuâtre pour L’influx négatif de gauche. Le système nerveux n’arrive du reste pas à contenir son énergie électrique et l’influx s’irradie autour du corps, le baignant d’une couche électrique qui présente en moyenne quatre ou cinq centimètres d’épaisseur. Le corps se trouve ainsi enveloppé d’un flux éthérique légèrement ondulé et qui en épouse les formes. Véritable brouillard de molécules électriques qui se déplacent dans un sens giratoire immuable.Inexistant dans le fœtus où l’influx de la mère y supplée, faible chez les enfants, l’électricité humaine n’acquiert son potentiel normal que vers la quinzième année, c’est-à-dire avec le plein développement du système nerveux. Elle est, du reste, étroitement solidaire de ce dernier et l’usure nerveuse qui se manifeste lors de la vieillesse fait décroître l’intensité de l’influx. La pile humaine est alors sur le point de s’épuiser. De même, pendant la maladie, l’influx nerveux se modifie, s’affaiblit. De même encore une blessure, un choc, du fait de la meurtrissure des terminaisons nerveuses de l’épiderme, amènent une perturbation correspondante de l’influx. De même aussi chaque émotion profonde de l’être se traduit par la précipitation de la giration de l’influx en mouvement plus ou moins désordonnés. Un influx rayonnant de radiations régulières traduit l’équilibre physiologique du corps et procure cette sensation de chaleur, de bien-être qui est le propre de la joie de vivre.Ainsi qu’il est facile de le constater, cette couche vibrante est extrêmement sensible et perçoit l’approche de celle émanant d’un autre être. Les individus se comportent à cet égard comme des appareils électriques qui réagissent mutuellement dès qu’on les met en contact. Chez l’animal, le phénomène de l’influx nerveux se présente également, avec son même système giratoire et ses mêmes pôles. Bien entendu son intensité est proportionnée au développement du système nerveux des différentes espèces. Chez le végétal, le phénomène ne se manifeste, très faiblement, que pour certaines plantes proches de l’animalité. Le phénomène de l’influx nerveux que nous venons d’étudier est ainsi qu’on a pu le constater, un phénomène étranger à la volition. Tout comme notre cœur ou nos poumons fonctionnent sans que nous ayons à nous en occuper, notre système nerveux produit son flux électrique indispensable à la manifestation de la vie. Nous arrivons maintenant à un phénomène qui s’apparente au précédent mais qui est cependant d’un ordre différent car il suppose une volition. C’est celui qui consiste pour l’être humain à émettre des radiations ou plutôt des trains d’ondes.Ces ondes, d’origine nerveuse également, sont émises par l’épiphyse ou glande pinéale, petit corps logé près du cervelet dans l’isthme de l’encéphale. Cette glande, alimentée en électricité par le cervelet tout proche, se comporte tel un poste émetteur de radio. Ses trains d’ondes sont tantôt de signe positif tantôt de signe négatif, suivant le résultat de la volition ou la nature des sentiments qui affectent l’individu. Ces radiations ont, bien entendu, une fréquence essentiellement variable selon les individus, leur potentiel électrique et les pensées qui les agitent. Particularité à noter, l’émetteur humain ne se déclenche que s’il voit ou imagine un récepteur humain. A ce point de vue, le phénomène s’apparente à celui de l’aimantation : l’onde quitte la glande pinéale et part en flèche vers le poste récepteur à atteindre qui seul la captera. Les rapports entre individus, les sentiments qui les agitent peuvent être ainsi étudiés sous cet angle très objectif de leurs échanges d’ondes. Première mondiale : des neurones artificiels ont pu communiquer avec des neurones biologiques Une étape qui laisse entrevoir la possibilité de remplacer des parties dysfonctionnelles du cerveau par des puces électroniques Une nouvelle étape dans le développement de neurones et de synapses artificiels vient d’être franchie. Des chercheurs européens et britanniques sont en effet parvenus à relier des neurones biologiques et artificiels et à les faire communiquer via Internet. Une avancée importante Aussi avancés soient les supercalculateurs, ceux-ci sont encore loin de rivaliser avec le cerveau humain. Ce dernier est en effet constitué de neurones qui communiquent entre eux par des impulsions de signaux électriques, passant par de minuscules brèches appelées synapses. Et à la différence des ordinateurs, qui nécessitent des types de mémoire distincts pour chaque tâche, ces neurones ont la particularité de pouvoir à la fois traiter et stocker des informations. Bien que les versions artificielles des neurones et des synapses se soient révélées beaucoup plus efficaces que les puces informatiques traditionnelles, elles sont encore aujourd’hui au stade expérimental. Mais récemment, une équipe de chercheurs, dont les travaux ont été présentés dans la revue Nature Scientific Reports, a franchi une nouvelle étape en parvenant à connecter leurs versions artificielles et biologiques, localisées dans trois pays différents. Ce schéma montre où et comment les neurones biologiques et artificiels se sont connectés et ont communiqué entre eux – Faire communiquer neurones artificiels et biologiques via Internet Les neurones biologiques de rats étaient cultivés dans un laboratoire de l’université de Padoue, en Italie, tandis que les neurones artificiels, mis au point sur des puces en silicium, se trouvaient à Zurich, en Suisse. Ces deux technologies communiquaient par le biais de synapses artificielles, appelées « memristors », qui étaient quant à elles localisées dans un laboratoire de l’université de Southampton, au Royaume-Uni. Produits par les neurones des rats, les pics d’activité étaient ensuite transmis via Internet aux memristors. Ceux-ci traduisaient les signaux reçus en pics électroniques, puis les transmettaient à leur tour aux neurones artificiels de Zurich. Le système a également fonctionné dans l’autre sens, permettant aux composants biologiques et artificiels de communiquer mutuellement et rapidement. « Franchir cette nouvelle étape s’avère particulièrement excitant », a déclaré Themis Prodromakis, co-auteur de l’étude. « D’une part parce qu’elle jette les bases d’un scénario inédit dans l’évolution naturelle, où les neurones biologiques et artificiels sont reliés entre eux et communiquent au travers de réseaux mondiaux, d’autre part parce qu’elle offre de nouvelles perspectives pour les technologies neuroprothétiques et nous permet d’envisager la possibilité de remplacer des parties dysfonctionnelles du cerveau par des puces tirant profit de l’intelligence artificielle. » parmi des dizaines d’autres réparties dans un bois. Chaque mare est une porte vers un autre monde, et le monde du bois apparaît alors comme une sorte de point nodal entre les mondes parallèles, d’antichambre de tous les autres mondes. Le Lion, La Sorcière blanche et l’Armoire magique (1950) offre un accès immédiat, direct à Narnia, mais Le Neveu du magicien innove en proposant un sas entre les univers, un espace intermédiaire. Les enfants visitent ainsi le monde de Charn, où ils réveillent la reine Jadis, avant de revenir dans leur univers, puis de fuir dans un monde qui n’est d’abord que ténèbres. Ce pays vide est peu à peu rempli par la volonté du dieu lion Aslan. Ils assistent en fait à la création de Narnia. Narnia, puisqu’il s’agit de ce monde, est clos et possède des limites spatiales drastiques. Dans L’Odyssée du Passeur d’aurore (1952), les enfants se lancent à l’assaut de l’océan, en direction de « l’extrême Orient du monde », pour découvrir le Bout-du-monde, demeure d’Aslan. Après que l’océan s’est changé en mer de lys blancs (mer d’argent), ils arrivent à une vague continuelle puis aux montagnes du pays d’Aslan. De même, la trilogie des Magiciens, de Lev Grossman (2009-2014), qui s’inspire des chroniques de Narnia, se déroule dans un univers proche du nôtre et dans le royaume magique de Fillory, très proche du monde de Narnia. mais, dans une version plus adulte, pleine d’un humour provocateur, moderne, et même postmoderne4 . Le dernier tome tourne autour de la destruction annoncée de Fillory, dont la force vitale décline rapidement. Les lecteurs auront le droit de contempler non seulement la fin de ce monde, véritable apocalypse, mais aussi, comme de juste, sa création, à travers le récit d’un des personnages, Alice, transformée en démon et donc capable de voyager dans le temps. Fillory y apparaît d’abord comme une mer entourant un désert vide avant que n’arrive une tigresse dont le sacrifice donne naissance à deux béliers sortis de deux conques : les jumeaux divins, Ember et Umber, l’un blanc, l’autre noir, qui mettent en mouvement les astres5 . Pareillement, si les personnages démiurgiques de la Saga des hommes-dieux de Philip José Farmer (World of Tiers, 1965-1993) sont capables de jongler avec des multivers qui leurs sont réservés, l’action de ces romans se situe principalement dans le monde de Tiers, Alofmethbin, une sorte de planète plate où les continents s’élèvent en étages de plus en plus haut, jusqu’au palais de Lord Jadawin. L’idée d’univers personnel revient dans Lord Démon de Roger Zelazny et Jane Lindskold, où il s’agit même d’univers miniatures : le dieu démon Kai Wren souffle des bouteilles de verre qui contiennent chacune un petit monde hors du temps, qui permet de traverser les siècles quand on y réside : « Ma bouteille personnelle […] est un univers à elle seule, avec un intérieur discontinu par rapport à l’espace-temps humain6 . » On retrouve un monde non seulement restreint mais en plus miniature dans le roman de science-fiction Simulacron 3 de Daniel Galouye (1964), où un monde vituel créé par ordinateur voit ses habitants en réduction acquérir une conscience. Enfin, au cinéma, ce genre de monde virtuel est traité de manière radicalement différente dans Le Congrès (2013) d’Ari Folman et The Zero Theorem (2014) de Terry Gilliam. Le premier montre d’abord l’espace restreint de l’hôtel où se déroulera le fameux congrès, auquel Robin Wright accède en se transformant en personnage de dessin animé, le long d’une autoroute dans un espace désertique. Puis l’action a lieu dans une cité aux allures de mégalopole baroque, foisonnante, ostensiblement inspirée des tableaux de Jérôme Bosch. À l’inverse, le monde virtuel créé par Bainsley sur son site de rencontres se limite à une plage cernée par la mer et les rochers, cadre unique à la rêverie idyllique de Qohen Leth avec la jeune femme. Que ces lieux soient des endroits localisés dans un univers plus vaste ou un monde miniature contenu au sein d’un objet dans le nôtre, tous sont très limités7 . Pourquoi, dans toutes ces fictions, ce zoom sur un monde si restreint, au regard des possibilités ouvertes ? Si l’arrière-plan est resserré, c’est peut- être parce que les fictions elles-mêmes suivent des intrigues forcément limitées, et que l’espace-temps n’a pas à excéder les besoins du récit. Des intrigues restreintes Si le statut « imaginaire » de la fiction postule un espace infini et des possibilités spatiales illimitées, la composante « politique » des empires et états se focalise sur les frontières et sur la finitude des espaces, que la narration va privilégier pour des raisons d’économie narrative. De trop • Parallèlement aux développements matériels et aux innovations dans les techniques de transduction neuronale, le programme NESD cherche à faire progresser l’état de l’art dans les algorithmes pour identifier les neurones, les circuits neuronaux et les modèles d’activité codée par la population qui représentent et codent des stimuli sensoriels spécifiques et transforment ces neurones. -informations codées vers et depuis le domaine électronique numérique. De nouveaux algorithmes de transformation mathématique devront s’adapter à l’échelle accrue des entrées/sorties neuronales et tirer parti des systèmes matériels NESD développés pour valider le transfert simultané d’informations bidirectionnelles à large bande passante et de haute précision entre le système et les sujets animaux/humains. • Les composants matériels et les algorithmes du NESD doivent être de conception modulaire avec une interconnexion matérielle claire et bien définie et des interfaces de programmation d’application (API) logicielles qui peuvent facilement s’adapter aux mises à niveau des composants, aux nouvelles modalités de transduction du signal neuronal et/ou aux algorithmes pour permettre leur utilisation comme base. plates-formes d’ingénierie pour la recherche et le développement futurs. • Les propositions NESD retenues doivent aboutir à la livraison de systèmes d’interface neurale complets, fonctionnels et implantables et à la démonstration fonctionnelle de ceux-ci. Le système final doit lire au moins un million de canaux indépendants d’informations sur un seul neurone et stimuler au moins cent mille canaux de potentiels d’action neuronaux indépendants en temps réel. Le système doit également effectuer une interaction continue et simultanée en duplex intégral avec au moins un millier de neurones. Univers, simulation informatique d’ordinateurs quantiques… Depuis toujours, les scientifiques n’arrivent pas à expliquer le commencement de l’Univers. Pourquoi notre univers est-il apparu, puis la vie ? Les théories de la relativité générale, la théorie quantique ou l’énergie noire, toutes tentent en vain de percer ce mystère. Elles décrivent notre univers, mais ne donnent pas la clé de l’origine. Et si nous vivions dans un gigantesque programme informatique hébergé par un ordinateur quantique ? Un expert vient de proposer une méthode pour savoir si oui ou non, notre univers est une simulation. Les technologies de stockage d’informations numériques ont radicalement transformé notre société. En informatique classique, les informations numériques sont stockées sous forme de 1 et de 0, que l’on appelle bits. L’information numérique est devenue tellement ancrée dans tous les aspects de notre société que la croissance récente de la production d’information semble inéluctable. Dans 150 ans, il y aura plus de bits créés que d’atomes sur Terre. En 1961, Landauer a proposé pour la première fois l’idée qu’un bit d’information numérique est physique et qu’il est associé à une énergie bien définie. C’est ce qu’on appelle le principe de Landauer, récemment confirmé expérimentalement. De cette théorie, appartenant à la physique de l’information, en découle une autre qui suggère que l’espace-temps et la matière ne sont pas des phénomènes fondamentaux. Au lieu de cela, la réalité physique est fondamentalement constituée de bits d’information, à partir desquels émerge notre expérience de l’espace-temps. Par comparaison, la température « émerge » du mouvement collectif des atomes. Aucun atome n’a fondamentalement de température. En d’autres termes, notre expérience de l’univers fait partie d’une simulation informatique, elle n’est pas réelle. À LIRE AUSSI : La science le confirme, les sons basse fréquence font davantage danser Récemment, le Dr Vopson, de l’Université de Portsmouth, a postulé que l’information est un cinquième état de la matière aux côtés du solide, du liquide, du gaz et du plasma, et que la matière noire insaisissable pourrait également être de l’information. Il s’agit du principe d’équivalence masse-énergie-information. Dans un article publié dans The Conversation, relayant une étude publiée dans API Advances, il propose alors une méthode permettant de tester si effectivement notre univers n’est qu’une « simulation informatique, avec quelqu’un (peut-être une espèce extraterrestre avancée) affinant les conditions ». Preuves de simulations Comme mentionné précédemment, le principe d’équivalence masse-énergie-information (M/E/I) stipule que l’information est une forme de matière, qu’elle est physique, et qu’elle peut être identifiée par une masse spécifique par bit pendant qu’elle stocke l’information ou par une dissipation d’énergie suite à l’opération d’effacement irréversible de l’information, comme dicté par le principe de Landauer. Même si la civilisation avancée aux commandes de la simulation de notre univers est arrivée à un point de sophistication telle qu’il est impossible pour tout un chacun de distinguer la simulation de la réalité, grâce à ce principe M/E/I, il existerait de facto des preuves. D’une part, le Dr Vopson explique que les lois de la physique régissant l’univers peuvent être comparées à des lignes de code informatique qu’une simulation suivrait dans l’exécution du programme. Sans compter les nombreuses équations mathématiques et les motifs géométriques présents partout. On peut également mettre en parallèle la vitesse maximale de notre univers, la vitesse de la lumière, avec la vitesse du processeur. S’il est trop chargé, ce dernier ralentit. Tout comme un trou noir, chargé des informations qu’il a absorbées, accélère et ralentit le temps, selon la théorie de la relativité générale d’Einstein. Enfin, pour l’auteur, la preuve la plus à même de justifier la théorie de la simulation de l’univers p Lorsque l’initié est pur, comblé par la vérité reçue, il se retire en lui-même, médite, comprend, et soit garde pour lui sa lumière, ce qui est le cas le plus fréquent, soit clame sa vérité, si sa mission est de parler. Mais si l’être n’est pas extrêmement évolué s’il possède encore en lui certains appétits, il est explicable qu’il garde un regret des heures vécues et désire les retrouver. Son initiation lui a fait éprouver une joie spirituelle fulgurante et il conserve la nostalgie d’une volupté que les choses terrestres ne lui ont jamais fait connaître. Le désir naît en lui et bientôt il succombe à la tentation. Or comment va-t-il libérer son âme du corps ? C’est ici que tout se complique. Tout est pur aux purs, aux autres, tout est impur. Psyché, clairvoyante, sait que la sensation est seule recherchée, alors que l’initiation est chose faite. Elle s’en désole car elle comprend que le périsprit va en être alourdi. Elle fera donc pression de son mieux pour empêcher le phénomène : avant la transe imposée par le sujet à son corps, elle suscite un débat de conscience. Si le sujet passe outre, le dégagement du périsprit se fera mal et restera partiel. S’il est tout de même suffisant pour permettre la communication avec les entités de l’au- delà, son champ magnétique restant relié au corps par un cordon fluidique, Psyché ne recevra pas la visite d’un être pur. Par contre, une entité malsaine — il en est autant dans l’au-delà que sur terre — atteindra facilement la région où notre périsprit baigne. Elle s’efforcera de lui donner la sensation la plus brûlante, suscitera pour elle des images très particulières qui lui procureront une excitation spirituelle intense, comparable à celle d’un stupéfiant. Visions agréables certes, mais malsaines et qui tendront à abaisser l’âme. Si le sujet s’y complaît, s’il récidive, alors il risque de perdre le bénéfice de son incarnation en cours et son évolution en sera d’autant retardée. Mais revenons-en au phénomène essentiel de l’initiation de Psyché après son évasion momentanée. La voilà intégrée à nouveau dans sa demeure de chair. Les effets de l’initiation vont se répercuter sur les différents plans de la conscience. En premier lieu, l’initiation trace un profond sillon dans le moi conscient du sujet qu’elle comble. Ensuite elle va mûrir à l’ombre de l’inconscient où les ors profonds de la connaissance s’estompent au crépuscule de la conscience et se teintent de reflets aux nuances indécises. Puis, dans le subconscient, c’est la lourde goutte noire qui roule et s’aplatit poisseuse, laissant sa trace gluante aux confins de l’intelligence pour se déposer enfin dans le puits obscur du moi. Là, à la moindre sollicitation du conscient, elle s’agitera, s’ouvrira comme l’obscure fleur des ténèbres qu’elle est et engendrera des effets bénéfiques qui seront plus ou moins ressentis. Aveuglante dans le conscient où l’enrichissement ne sera jamais perdu ni obscurci, sourde et en veilleuse dans un inconscient toujours à la lisière de l’âme lucide et affleurant par maints éclairs à travers la conscience ou les rêves, ainsi l’initiation marquera par contre d’une empreinte obscure mais indélébile le fond du subconscient qui constitue l’essence du moi et recèle en son gouffre les eaux lourdes de la connaissance. De là partiront parfois ces houles, ces impulsions irrépressibles qui guideront Psyché et l’aideront désormais dans sa marche vers la lumière.
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